Le blog

L’immunité spirituelle est un leurre

Nous avons à nous rappeler que nous ne sommes pas infaillibles. Nous sommes humains avant tout. Nous pouvons prétendre nous y connaître en vibrations énergétiques et en égrégores et pourtant nous avons toujours à apprendre. Même si nous faisons de notre mieux pour nous protéger des attaques et des pertes énergétiques, nous n’avons pas une armure invincible et c’est justement ce qui nous ramène à notre humanité. Non, il n’y a pas de maître en dehors de la Vie quotidienne et de ses obligations, ce même maître qui se prémunit de tout malheur parce qu’il est placé au-dessus des autres au nom de ses pouvoirs énergétiques et de sa « pureté » relative (comme certains pourraient le penser). Et loin de moi, l’envie d’avancer cette « pureté », héritage d’une culture judéo-chrétienne bien ancrée.

Personne n’est privilégié

Combien d’entre nous ont entendu et partagé aussi l’idée que plus les vibrations étaient hautes, plus on se protégeait du virus ? Je l’ai fait.

Des vibrations basses attirent négativité et maladie. Et pourtant, au fil de ces derniers mois, n’avez-vous pas constaté que des personnes serviables, gentilles, spirituelles et aimantes étaient elles aussi touchées par le virus ? En effet,  ce virus nous dépasse dans notre spiritualité (pour finalement nous inviter à nous surpasser) et nous oblige à regarder nos parts les plus sombres et nos faiblesses. Ce virus nous impacte tous à sa façon. Le travail d’épuration n’est pas terminé ! Et personne n’est au-dessus de ce travail à accomplir.

Et si pour certains, il s’agira ne plus se nourrir de fast-food, pour d’autres, il s’agira de ne plus pointer les premiers du doigt. Epurons les croyances, épurons les comportements jugeant, épurons les idéaux d’un monde parfait, épurons nos attentes tout simplement. Et, il y en a du travail ! Autant pour les guerriers et piliers de Lumière que tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans ces missions. Personne n’est écarté, personne n’est privilégié.

Pas de victime, pas de sauveur ni de bourreau

Toute maladie nous rappelle que nous sommes humains et que nous avons le droit à l’erreur. Toute maladie nous ramène à la libération de blessures passées, individuelles et collectives. Il n’y a pas d’exception. Soyons heureux de ne pas être une exception, d’avoir aussi le droit de nous tromper, d’apprendre, de tomber, de nous relever, de progresser, de grandir. Souvenons-nous que nous ne sommes chacun, chacune, qu’un grain, qu’une goutte dans toute cette immensité. Je suis ce grain, cette goutte, cette infime partie de l’Univers., comme chacun d’entre vous.  Nous sommes ici pour expérimenter. Enfin, n’ayons aucune honte à dire que nous ferons encore des erreurs mais faisons de notre mieux.

Alors, à tous ceux qui placent d’autres en hauteur pensant trouver des modèles infaillibles, vous répondez hélas aux besoins de votre ego qui cherche un idéal, un sauveur et vous risquez d’en oublier aussi votre humanité, bloqués dans vos croyances limitantes !

A l’heure où le monde se divise par la force de l’adversité, que chacun se rappelle sa propre puissance pour construire la nouvelle humanité !

De mon côté, à chaque fois que je tousserai, je me rappellerai ces mots, je me rappellerai ma responsabilité d’humain. Je ferai de mon mieux, je participerai aussi en tant qu’individu terrestre à ce nettoyage collectif. Enfin, je serai une goutte d’eau consciente dans un océan d’espoir. Et vous ?

 

Fanny de Courant Indigo

Illustration : Une goutte d’eau dans l’océan, peinture de Nadine Pillon